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Richard Galliano Sextet

De Bach à Piazzolla

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Les Nuits Musicales du Suquet 2010
Parvis de l’Eglise Notre-Dame d’Espérance
Festival   Musique   Tous publics
Organisation : Palais des Festivals des Congrès - Direction de l’Evènementiel
Partenaires : Coproduction Ville de Cannes / Casino Barrière de Cannes Croisette / avec le soutien du Conseil Général des Alpes-Martimes
http://www.nuitsdusuquet-cannes.com
vendredi 16/07/2010
21h15
logo ARTICLE 5348

Programme :

Concerto pour violon BWV 1041
1er & 3e mouvements
Concerto pour clavecin BWV 1056
2e mouvement
Concerto pour hautbois & violon BWV 1060
1er & 3e mouvements
Sicilienne (duo)
La valse à Margaux
Allemande (solo)
Tango pour Claude

Entracte

Petite Suite Française
Prélude Cello (solo)
New York Tango
Oblivion
Otono Porteno
Vuelvo al sur

En 2006, le Parvis vibrait sur les notes de Piazzolla Forever du Richard Galliano Septet, qui allait être le plus bel hommage jamais rendu au Maître du tango nuevo, Astor Piazzolla, par son ami Richard Galliano. Ces versions très françaises des thèmes d’Astor, Les Quatre Saisons, Le Concerto pour Bandonéon et Orchestre, et les immortels Vuelvo al sur, Escualo ou Oblivion célébrèrent durant plus de trois ans l’incroyable richesse mélodique des compositions du maestro argentin.

Le projet emballa tant de critiques, tant de directeurs artistiques, tant de public de par le monde, que naquit l’idée d’interpréter quelques suites de Jean-Sébastien Bach avec les mêmes musiciens.

Le Septet Piazzolla Forever devient donc en 2009 un sextet à cordes avec Jean-Marc Phillips Varjabédian et Sébastien Surel aux violons, Jean-Marc Apap à l’alto, Henri Demarquette ou Raphaël Pidoux au violoncelle, Stéphane Logerot à la contrebasse pour interpréter ces oeuvres de Bach, ainsi que celles de Piazzolla et les propres compositions de Galliano, interprétations qui donneront lieu à la sortie d’un CD en 2010.

L’accordéon et le bandonéon, instruments à vent, à claviers (stéréo), à anches vibrantes, se révélant comme étant de véritables orgues portatives et expressives, sont à peu près les seuls, aujourd’hui, à proposer, d’un point de vue instrumental pur, un éclairage et un "sang" nouveaux à toute l’œuvre de Jean-Sébastien Bach.

En effet, pour ce nouvel enregistrement à paraître en avril 2010, j’ai choisi un répertoire destiné à une multitude d’instruments (le violon, le violoncelle, les claviers, l’orgue, le hautbois....) et chaque fois l’accordéon, le bandonéon ou l’accordina (sorte d’harmonica à boutons) s’approprient la partition originale et démontrent l’universalité de la Musique de Bach, pouvant être interprétée de manière tout aussi artistique et expressive sur des instruments inventés quelques... deux siècles après la mort du compositeur. Le Mariage des Cordes et des anches donne une couleur, une saveur différente à cette Musique et l’handicap de popularité quelque peu galvaudée et facile dû à la présence fréquente et surexposée de l’accordéon et du bandonéon dans les musiques traditionnelles, se retourne aujourd’hui en « avantage ».

Comment réaliser une nouvelle version des concerti pour violon, des suites pour violoncelle, des pièces pour claviers, pour orgue.... après les merveilleux enregistrements produits par les grands interprètes tels que Glenn Gould, Pablo Casals, Isaac Stern... ? Avec l’accordéon et le bandonéon, tout reste à faire.... avec cet enregistrement une Voie Royale s’ouvre devant eux.... Je suis heureux et fier d’en être le « défricheur ». Richard Galliano, Paris, Décembre 2009

Alors que l’accordéon semblait n’avoir jamais vraiment connu de soliste majeur et que, par les connotations qui l’entourent, il paraissait irrémédiablement éloigné du swing, Richard Galliano est parvenu, avec une détermination sans pareille, à imposer l’idée que son instrument était digne de figurer aux côtés des saxophones et trompettes qui sont au cœur de la musique de jazz. Inspiré par son admiration pour son ami Astor Piazzolla, inventeur du « Tango Nuevo », l’accordéoniste a réussi, en outre, avec son « new musette », à revitaliser une tradition bien française qui semblait ne jamais devoir connaître de renouveau.

Fils de Lucien Galliano, professeur d’accordéon d’origine italienne, Richard a débuté l’instrument à l’âge de quatre ans. Parallèlement à son apprentissage, il suit une formation au Conservatoire de Nice, étudiant l’harmonie, le contrepoint et le trombone. A l’âge de 14 ans, il découvre le jazz au travers de Clifford Brown dont il relève les chorus et s’étonne que l’accordéon soit si peu présent dans cette musique. Il s’intéresse alors aux accordéonistes brésiliens (Sivuca, Dominguinhos), découvre les spécialistes américains qui se sont frottés au jazz (Tommy Gumina, Ernie Felice, Art Van Damme) et les maîtres italiens (Felice Fugazza, Volpi, Fancelli), rejetant en bloc le jeu traditionnel qui domine dans l’Hexagone. En 1973, Galliano « monte » à Paris où il séduit Claude Nougaro. Pendant trois ans, il assure la fonction d’arrangeur, de chef d’orchestre et même de compositeur dans un groupe où il côtoie d’authentiques jazzmen. Il participe, en outre, à de nombreuses séances d’enregistrements de variété (Barbara, Serge Reggiani, Charles Aznavour, Juliette Gréco, etc.) et à des musiques de films. Dès le début des années 80, il multiplie les occasions de fréquenter des jazzmen de toutes obédiences et de pratiquer l’improvisation à leurs côtés : Chet Baker (sur un répertoire brésilien), Steve Potts, Jimmy Gourley, Toots Thielemans, le violoncelliste Jean-Charles Capon (avec qui il signe son premier disque), Ron Carter (avec qui il enregistre en duo en 1990), etc.

En 1991, sur les conseils d’Astor Piazzolla qu’il a rencontré en 1983 à la faveur d’une musique de scène pour la Comédie-Française, Richard Galliano fait un retour sur ses racines, revenant au répertoire traditionnel de valses musettes, de java, de complaintes et de tangos qu’il avait longtemps ignoré. Renouant avec l’esprit de Gus Viseur et Tony Murena, il permet à l’accordéon de se défaire de son image vieillotte par un travail sur le trois temps, une autre conception rythmique, un changement des harmonies, qui l’acclimate au jazz. Réalisé avec Aldo Romano, Pierre Michelot et Philip Catherine, son disque-manifeste « New Musette » (Label bleu) lui vaut de recevoir le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz en 1993, récompense qui salue le « musicien français de l’année ».

S’ensuit une série d’albums dans lesquels Richard Galliano révèle, sur un modèle Victoria qu’il ne quitte plus, une aisance à adapter l’accordéon aux libertés du jazz, virtuose dans le phrasé, totalement décomplexé, d’une grande richesse dans la sonorité, habile à décloisonner les musiques à l’aide d’un instrument qui ignore les frontières. En 1996, il traverse l’Atlantique pour enregistrer son « New York Tango », avec George Mraz, Al Foster et Biréli Lagrène, disque pour lequel il obtient une Victoire de la Musique. La réputation de Richard Galliano prend alors une envergure internationale et les collaborations se multiplient. Il s’engage dans des duos, dont certains à l’instrumentation insolite, avec des personnalités aussi diverses qu’Enrico Rava, Charlie Haden, Michel Portal (« Blow Up », en 1997, est un vrai succès commercial avec plus de 100 000 exemplaires vendus), son confrère Antonello Salis (en Italie) ou encore l’organiste Eddy Louiss (2001). Il est fidèle pendant des années au trio qu’il forme avec Daniel Humair et Jean-François Jenny-Clarke (de 1993 jusqu’à la disparition du contrebassiste en 1998), puis renoue avec ce format en 2004 avec une rythmique « new-yorkaise » composée de Clarence Penn et Larry Grenadier. Des rencontres plus ponctuelles ont également lieu avec Jan Garbarek, Martial Solal, Hermeto Pascoal, Anouar Brahem, Paolo Fresu et Jan Lundgren, Gary Burton... En 1999, avec un orchestre de chambre, il fait entendre ses propres compositions aux côtés d’œuvres écrites par Astor Piazzolla. Ce travail trouve un prolongement en 2003 dans « Piazzolla Forever », hommage dans lequel Galliano rejoue les pièces de son mentor.

D’une rare polyvalence, Richard Galliano possède ainsi les moyens de s’exprimer avec musicalité dans n’importe quel contexte, du solo (tel le « Paris Concert » au Châtelet, paru en 2009) jusqu’au big band (avec le Brussels Jazz Orchestra en 2008). Désormais reconnu comme un soliste exceptionnel, il continue d’explorer un large éventail de musiques, sans se défaire de ce lyrisme qui irrigue son jeu lorsqu’il enregistre les ballades de « Love Day » avec Gonzalo Rubalcaba, Charlie Haden et Mino Cinelu, ni se départir de cette « French Touch » qui lui permet d’établir avec le trompettiste Wynton Marsalis le trait d’union qui relie Billie Holiday et Edith Piaf. Soucieux de transmettre sa riche expérience, il est l’auteur, avec son père Lucien, d’une méthode d’accordéon saluée en 2009 par le prix Sacem du Meilleur ouvrage pédagogique. Vincent Bessières

Informations sur la manifestation
Prix des Places

Les 18, 22, 24, 26 et 30 juillet
Tarif Public 1ère série :36€ - Tarif Réduit :32€
Tarif Abonné Eté à Cannes : 30€

Tarif Public 2ème série :28€ - Tarif Réduit :24€
Tarif Abonné Eté à Cannes : 22€
Chaises non numérotées : 24€

Les 16 et 28 juillet
Tarif Public 1ère série :32€ - Tarif Réduit :28€
Tarif Abonné Eté à Cannes :26€
Tarif 2ème série : 26€ - Tarif Réduit : 22€
Tarif Abonné Eté à Cannes :20€
Chaises non numérotées : 22€

Jeunes -25ans :12€
Enfant -10ans :10€

Concerts de 19H :
Tarif Unique : 10€ - Enfant -10ans : Gratuit

En cas d’intempéries (pluie, vent) le repli se fera au Palais des Festivals et des Congrès


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