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L’Histoire du Tango d’Astor Piazzolla / Juan Carlos Caceres
L’Histoire du Tango d’Astor Piazzolla / Juan Carlos Caceres
L’HISTOIRE DU TANGO d’Astor PIAZZOLLA Meditango Quintet
Béatrice Guiffray, violon, flûte traversière, chant Gilles Saïssi, guitare Patrick Michel, contrebasse Claude Tedesco, piano Frédéric Viale, bandonéon et le Quatuor à cordes
Danseurs
Adulé par certains, détesté par d’autres, Astor Piazzolla restera à jamais le plus important musicien de Tango de la deuxième moitié du XXe siècle. Grâce à son impulsion, le tango va s’ouvrir vers de nouveaux horizons et acquérir une nouvelle dimension. L’originalité d’Astor Piazzolla, c’est d’avoir associé la tradition populaire argentine, l’influence du jazz et la rigueur de l’écriture musicale classique. Piazzolla hausse le Tango au rang des musiques cultes, au même niveau que le jazz ou la world music. Il écrit de nombreuses œuvres pour des orchestres symphoniques, des films et pour son quintet. Dirigé par Gilles Saïssi, ce spectacle nous entraîne au cœur de la personnalité de Piazzolla, d’abord par sa voix omniprésente pendant toute la durée du spectacle qui raconte avec simplicité, humour et passion son histoire du tango et bien sûr par sa musique, merveilleusement interprétée par neuf talentueux musiciens apôtres de l’œuvre de Piazzolla. Six danseurs amoureux du tango complètent cette histoire faite de passion, de déchirements, de lutte, de travail, d’abnégation et d’amour de son prochain. JUAN CARLOS CACERES
C’est dans les origines que se trouve la modernité. Possédé par une sorte de magnétisme tellurique, Juan Carlos Cáceres a toujours été dans l’œil du cyclone. Il arrive à Paris -est-ce un hasard ?- en mai 1968. Sous les pavés, il ne cherchait pas la plage, mais il la trouva. Avant cette date, à Buenos Aires, sa ville natale, il avait été le factotum de la scène existentialiste. Etudiant aux Beaux-Arts le jour, pianiste et tromboniste la nuit, agitateur, vrai phénomène de la nature, il devint l’alma mater de la cave mythique de Pasarotus, club de jazz et épicentre de toutes les tendances révolutionnaires. Là se mêlaient beatniks, jeunes loups de l’oligarchie et futurs guérilleros maoïstes. Cáceres, véritable raz-de-marée de magma et de champagne, tenait le gouvernail. A Paris, il a accompagné Marie Laforêt, créé les groupes Malón et Gotán, fait de la peinture, exposé, enseigné l’Histoire de l’Art et exploré les racines de la musique du Rio de la Plata. Aujourd’hui, il donne des conférences à ce sujet. Et surtout, il compose et chante, d’une voix de lion, les chansons les plus représentatives de la résurgence imparable du tango, du candombe*, de la murga* et de la milonga*. Cáceres est le plus inspiré, impétueux, passionné et le plus ardent des artistes. Ce bel homme, né en 1936, est la référence obligée de tout créateur, qu’il vive à l’intérieur de l’Argentine et de l’Uruguay, ou à l’extérieur. Le Rio de la Plata, le plus large du monde, sépare ces deux pays qui pourtant, un jour, ne furent qu’un. Cáceres avale d’un trait les eaux de cet estuaire et un rugissement nous parvient : tourmente de rythmes africains qu’il extirpe du passé pour ébranler le présent et préparer l’avenir. Ses CD comme « Solo », « Sudacas », « Intimo », « Tango Negro » et « Toca Tango » témoignent de cette recherche incessante d’un enrichissement rythmique, d’un retour aux sources noires, d’une fusion avec d’autres styles musicaux. Cet innovateur est aussi profondément enraciné dans la culture musicale populaire du Rio de la Plata, dont il est devenu l’un des meilleurs historiens. Juan Carlos Cáceres s’affirme comme un semeur d’harmonie, un peintre des mélodies, de Paris à Buenos Aires. Comme si la Seine se jetait naturellement dans le Rio de la Plata... De son dernier album « Murga argentina » Télérama écrit : Son goût pour le tango confidence et sa quête des racines noires des musiques argentines, nourrissent la saveur contrasté de son style. Tandis que le piano flirt avec le jazz, la voix râpeuse vagabonde, allumée par une passion à fleur de peau, quelque part entre tango et musiques noires argentines. ... Cáceres, le tango d’hier et d’aujourd’hui, il le respire, l’inspire et s’en fait le serviteur au plus profond de son âme. L’air de rien, il mène sa barque. Poète iconoclaste et défenseur des racines africaine, brésilienne ou cubaine infiltrées dans la musique populaire argentine depuis si longtemps ; il voyage du piano au chant avec la musique de son cœur, depuis son origine à ses improvisations les plus fantasques. Entouré de quatre musiciens aux bandonéons, violoncelle et percussions (deux hommes et deux femmes, parité oblige) Cáceres a la tenue du tangero, une certaine classe naturelle qui jaillit dans sa musique en se mêlant à l’instinctif. Le spectacle est parfaitement calibré, entre duo romantique d’inspirations cubaine et milonga brésilienne. Un éventail détonant s’ouvre au son de la voix rugueuse et charnelle de Juan Carlos Cáceres, accompagnée d’une poignée de mains virtuoses. Du grand art... Isabelle Raché * candombe : rythme dérivé africain, partie importante de la culture uruguayenne.
Durée : 2h30
1e série Orchestre :
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