Le Roi se meurt d’Eugène Ionesco
Mise en scène Georges Werler
Il y avait en un pays imaginaire un vieux Roi solitaire qui sentait dans sa poitrine battre un cœur qu’il croyait immortel. Il y avait dans un pays imaginaire un vieux Roi solitaire qui croyait tenir dans son poing un pouvoir éternel.
Cet univers qui se détruit, c’est la projection du mental d’un Roi qui se désagrège, entraînant tout dans son néant. Pour que la vie reprenne, il faut que le Roi passe, que le Roi meurt afin que tous puissent hurler ensemble à nouveau : Vive le Roi ! Visage émacié, gestes précis, voix âpre, envoûtant , poignant, pathétique, Michel Bouquet, immense comédien, totalement solidaire de l’œuvre, passe du désespoir enfantin à la dépression de l’adulte qui s’accroche désespérément à la vie, jusqu’à la transparence finale, quand une ombre nous quitte.
Tous les acteurs incarnent à merveille le génie et la cocasserie de Ionesco. Ce grand classique du théâtre contemporain est un chef-d’œuvre. (Arlette Frazier) Durée : 1h45
1re Série Orchestre
2e Série Balcon
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